Ce beau portrait d'une fratrie de quatre enfants peint par James Tissot en 1868 signale clairement leur appartenance à la classe bourgeoise : richesse des tapisseries, élégance des tenues et ... choix des jouets.
La présence d'une locomotive et de ses wagons au premier plan évoque le rôle majeur de l'activité ferroviaire à cette époque. Mode de transport moderne mais aussi source d'investissement très profitable pour le père de ces enfants, Émile Gaillard. Amateur d'art éclairé et banquier du comte de Chambord, il se fera construire un véritable château au cœur du 17e arrondissement ; l'hôtel Gaillard, l'une des étapes du circuit étudié cette saison en cycle Tout connaître de Paris.
Jouets techniques pour les garçons, apprentissage des codes de maîtresse de maison pour les fillettes : les jeux semblent faits d'avance pour ces enfants. La plus petite coiffe avec soin une poupée vêtue de beaux habits clairs tandis qu'une seconde poupée, à peine visible, est posée sur un fauteuil à l'écart. Sa peau noire et son tablier blanc la désignent naturellement comme domestique de la première.
Poupées, locomotive, canon jouet pointé vers le dehors près du plus grand des enfants : l'artiste compose un mystérieux rébus qui prédit l'avenir tout tracé de ces petits modèles.
En véritable "peintre de la vie moderne", selon les mots de Charles Baudelaire, et au diapason de la société bourgeoise et matérialiste du Second Empire, fascinée par son image, Tissot s'attache à représenter la beauté particulière des physionomies, des costumes et des objets de son temps.
En salle à Chartres avec le cycle Tout connaître de Paris puis, sur place lors de visites guidées proposées en complément - nous allons explorer "l’art de rien" le quartier des Épinettes, les Batignolles et la plaine Monceau. Une traversée d'espaces verdoyants à travers le 17e arrondissement où se côtoient quartiers populaires et quartiers bourgeois. Cette promenade présentée en salle permet de découvrir un détail ou une anecdote sur le circuit choisi puis de le replacer dans le cours de l’histoire des arts. Elle est accompagnée de l’édition d’un livret-guide remis en fin de cycle (inclus dans l’inscription).
Pour cette saison, focus sur : des ronces et des rails, une réclame peinte sur le mur, la tranchée des Batignolles, les ateliers des impressionnistes, le regard et les carnets d’enquête de Zola, la très verte cité des Fleurs, des squares haussmanniens et un parc moderne, la folie du duc de Chartres, goût du pastiche et hôtels particuliers de la plaine Monceau, les extravagances de Sarah Bernhardt, la dynastie des Dumas, deux médaillons sur la rotonde de Monceau…
Le cycle Expos + offre un éventail varié des expositions parisiennes de la saison en cours ; Cléopâtre, Niki de St-Phalle, Georges de la Tour, Sargent, Matisse, Kandinsky ...
L’inscription à la carte est proposée (uniquement) pour le cycle Expos+. C’est-à-dire la possibilité de choisir 5, 10, 15 ou 20 séances.
Pour enrichir chaque cycle : un résumé distribué en salle lors de chaque conférence sera complété par un document plus détaillé envoyé par mail et vous pourrez consulter un site dédié proposant divers liens (bibliographie, médias …)
Les séances peuvent être suivies en salle, à Chartres ou en visioconférence (en direct ou en différé).
Pour obtenir le programme détaillé, il suffit d'en faire la demande par mail à anne-chevee@orange.fr ou par téléphone au 06 60 67 53 66.
A bientôt !
Anne Chevée