Dans les portraits de saintes peints par Francisco de Zurbarán, le vêtement n’est jamais un simple détail accessoire.
Ce tableau figurant sainte Casilda révèle la capacité du maître espagnol à concilier récit religieux et réalisme textile. Une approche qui confine à la haute couture et redéfinit la représentation du sacré au 17e siècle.
Fille de l'émir de Tolède, Casilda avait quitté l'islam pour se convertir au christianisme et apportait secrètement du pain aux prisonniers chrétiens. Surprise par son père, elle aurait ouvert son tablier dans lequel la nourriture s'était miraculeusement transformée en roses.
Richement parée de bijoux et d'une robe brodée de pierres précieuses, la sainte est modelée par la lumière vive qui souligne sa stature monumentale et intensifie les couleurs de ses vêtements sur un fond sobre et dégradé. Zurbarán a particulièrement soigné les textures de ses vêtements, ainsi que les broderies d'or et les bijoux.
La jeune fille est représentée avec un calme apparent, tandis que les roses, nichées dans le tissu, symbolisent à la fois son geste de charité et la nature fragile de son sacrifice. Loin d'être un simple ornement, le luxe vestimentaire des saintes de Zurbarán les transforme en icônes de mode tout en les distinguant des représentations religieuses plus classiques de l'époque.
Ce tableau figurera dans l’exposition Zurbaran qui ouvrira au Louvre cet hiver. L’un des sujets du cycle Expos+ 2026-2027. Plus d'informations ci-dessus.
Sainte Casilda - vers 1635 - Musée Thyssen-Bornemiza, Madrid
Le jour de son inauguration officielle en mai 1878, il y a foule au parc Montsouris. Tandis que les badauds - pressés de découvrir les nouveaux aménagements - envahissent les allées, un fiasco mémorable se prépare.
Alors que les officiels s’apprêtent à admirer le grand lac artificiel d’un hectare récemment aménagé, ils découvrent une immense étendue de boue. Pendant la nuit - une brèche s’étant ouverte au fond du bassin - la totalité de l'eau s’est répandue dans les anciennes carrières souterraines de calcaire sur lesquelles le parc est bâti.
La rumeur publique s’empara aussitôt de l’affaire, propageant un mythe tenace : désespéré et humilié par ce terrible échec technique, l’ingénieur responsable du projet se serait suicidé le jour même. Bien que l'histoire ait prouvé qu'il s'agissait d'une légende urbaine - le grand Jean-Charles Alphand ayant survécu au sinistre pour poursuivre sa brillante carrière -, cette anecdote dramatique reste à jamais gravée dans la mémoire et le folklore du 14e arrondissement.
Le parc Montsouris est l’une des étapes du cycle Tout connaître de Paris 2026-2027. (Inscriptions en cours : plus d'informations ci-dessus).
Le parc Montsouris - Ludovic Vallée - Musée Carnavalet, Paris